Le jour où un policier m’a dit : « Il y a Orange Money ici à côté »

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Quand on vous dit que le Cameroun est un pays magnifique, vous ne comprenez pas quoi dedans? Bon j’ai décidé de consacrer une série à mes mésaventures policières, et je débute par cet article, il y aura du vilain, du sympa, de la compassion, mais surtout du ripoux malheureusement. Donc, suivez moi 🚶🏿🚶🏿🚶🏿.

Un an plus tôt, me voici dans mes systèmes, je démarre ma petit trontron1 pour aller faire un tour le dimanche, je sors paisiblement et je roule le nez au vent profitant du beau temps. Marché Ekounou, je tombe sur une patrouille de police, et la dame ne me rate pas. je gare nonnnn, je lui donne le dossier du véhicule, quand on vous dit que la malchance existe, tu roules chaque jour sans problème, quand tes papiers expirent on t’interpelle une semaine plus tard, si c’est pas la sorcellerie c’est quoi? Vous connaissez les policiers? Quand ils t’ont déjà arrêté, même si tu lui dis que tu sors du deuil de ta mère, il va peut-être te dire que ce n’est pas lui qui l’a tuée, il veut son gombo2. Comme mes papiers ont expiré, la flic appelle son partenaire en renfort, entre temps moi je descends, quand il vient, on entre dans le jeu du bon et du mauvais flic, le gars ne veut rien entendre, la dame fais semblant de vouloir que ça se passe bien. Je pleure toute les larmes de mon corps en disant que je n’ai rien, le gars me dit que je dois lui donner 10.000 fcfa, je lui dis « Mon frère, 10.000 fcfa c’est le prix de la visite technique, si je les avais, j’aurais déjà passé ma visite », est-ce-que c’est son problème, il me demande d’appeler à la maison pour qu’on m’apporte l’argent.

en tout cas, il y a Orange Money ici à côté

  • Policier : mon ami, toi tu te balades, sans aucun papier!!! ton cas est lourd, c’est la fourrière directe, donc parle vite.
  • Moi : chef, vraiment c’est chaud, je sais que mes papiers ont expiré, et je roule pas depuis, mais comme c’est dimanche, je me suis dis que je pouvais faire un petit tour.
  • Policier : c’est justement parce qu’on sait que le dimanche vous vous baladez, que nous sommes en route. Parle bien alors, ou j’écris?
  • Moi : chef, vraiment je n’ai rien, rien de rien.
  • Policier : tu vas me donner 10.000 fcfa, sinon moi je vais écrire et tu pars payer 25.000 fcfa à la fourrière.
  • Moi : chef, si j’avais 10.000 fcfa, c’est que j’ai déjà passé ma visite technique, je ne les ai pas.
  • Policier : si tu n’as pas, alors c’est fourrière directe pour toi. En tout cas, appelle à la maison on t’apporte l’argent.
  • Moi : chef, je vis seul.
  • Policier : en tout cas, il y a Orange Money ici à côté.
  • Moi : chef, mon compte est vide.

Le gars part et me demande de rester réfléchir, d’appeler même quelqu’un pour qu’il m’envoie de l’argent. Je rentre dans la voiture et sort mon porte-monnaie, j’avais 12.000 fcfa, répartis en deux billets de 5.000 fcfa et un de 2.000 fcfa, je sors un de 5.000 fcfa et le dissimule. Celle qui m’a interpellé vient monter dans le véhicule et commence à faire sa gentille.

  • Policière : tu dis quoi finalement mon frère?
  • Moi : la mère, c’est chaud, moi je n’ai rien, je suis entrain d’aller rendre visite à la famille.
  • Policière : dis ce que tu as d’abord.
  • Moi : (après avoir sorti mon porte-monnaie) chef, voilà tout ce que j’ai dans mon porte-monnaie, je peux vous donner les 5.000 fcfa.
  • Policière : Moi je veux t’aider, donc parle bien.
  • Moi : ok, prenez alors le tout.
  • Policière : Bon, je vais voir avec mon collègue et lui parler, j’espère qu’il va accepter.

Elle descend de la voiture et revient peu après.

  • Policière : ok, il a accepté.
  • Moi : ok.

La tête du policier là nonnnn, même dans 50 ans je vais le reconnaître, parce que le genre de cœur ci…🚶🏿🚶🏿🚶🏿

Bon, les paroles peuvent ne pas être exactement ce qui avaient été prononcées, mais restent fidèle à l’esprit de la conversation. 

1 : voiture

2 : argent

 

 

 

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