Je vends le sac de ciment à 16.000 fcfa parce que je rationne chez ma grand-mère

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Quand on veut défendre l’indéfendable, ça donne ce que monsieur MOUKOKO nous a servi, des inepties dignes des raisons les plus farfelues qu’on peut avoir en matière de projet, si vous avez raté son intervention sur Canal 2 International, le rattrapage c’est ici.

Au Cameroun déjà, on le sait, tout est surfacturé, le stylo à bille de 100 fcfa est vendu à l’État à 1.500 fcfa, probablement pour des raisons similaires à celles de monsieur MOUKOKO. Donc voici un pays où pour un projet de réhabilitation d’un stade de football, le sac de ciment vendu en principe moins de 5.000 fcfa, disons même 5.000 fcfa pour faciliter les calculs, est facturé par une entreprise à 16.000 fcfa soit plus du triple.

On sait tous que c’est pour gérer des rétro-commissions et se remplir les poches de façon illicite, donc il aurait été intelligent monsieur MOUKOKO d’éluder la question au lieu d’avancer de telles raisons. Je ne suis pas experts en montage des projets mais je sais  que toutes les ressources humaines sont quantifiées et prises en charge (quotidiennement car ne sont pas toutes utilisées pendant tout le projet). Donc quand vous nous dites que le sac de ciment coûte 16.000 fcfa parce que vous devez payer le téléphone, votre secrétaire, le transport, c’est des choses qui ne peuvent avoir de sens qu’au Cameroun, car ces charges sont inclues dans votre proposition en principe, sinon virez votre monteur de projet.

Pour ma part, partant de votre logique, je comprends que toutes les personnes afférentes au projet sont inclues dans votre sac de ciment, ce qui veut dire que votre femme qui contribue à votre équilibre est inclue dans ces 16.000 fcfa, vos enfants qui vous rendent heureux, le pagne du 8 mars de votre belle-mère 😪😪😪…blablabla blablaba.

Mais bon, le Cameroun est comme ça, un pays bien mieux que les USA en matière de rêve, et de tout est possible, on nous dirait qu’on construit un des stades de la CAN sur la lune à 10.000 milliards de FCFA que ça ne surprendrait personne, au pays de Roger Milla, l’impossible est possible.

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