Insécurité : des coupeurs de route dans la ville de Yaoundé

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Peut-être qu’on pointera une fois de plus la crise dans le NoSo ou tout simplement les innombrables crises que vit notre pays en ce moment, quoi qu’il en soit, toutes ces crises et ces foyers de tensions ont entraîné une flambée de l’insécurité dans nos villes, pas seulement les grandes, car personne n’est épargné.

Je vais raconter ce qui s’est passé à la première personne, je crois que ce sera plus facile ainsi.

Mes diplômes et documents personnels

L’histoire se déroule un mardi soir, il y a deux semaines, à Yaoundé, la capitale du Cameroun, le pays de Roger Milla et de Samuel Eto’o et de Um Nyobe et de Mbombog Mbengan et de Paul Biya et de moi-même et de toi-même qui te reconnais et de ceux qui nous ont pris en ôtage et de 😩😩😩, bref NOTRE CHER ET BEAU PAYS, du moins ce qu’il en reste. Ce soir là comme tous les autres, j’ai terminé le boulot un peu tard, 22 heures, journée épuisante comme à l’accoutumée, je file à l’arrêt taxi dans ce quartier à la mauvaise réputation, Mbankolo, peu après me voilà en route pour la maison. Nous sommes trois à l’arrière du véhicule et le chauffeur est assis seul devant, je somnole un petit peu, fatigue oblige. Quelques minutes plus tard nous sommes stoppés par un individu au niveau du Palais des Congrès, j’ai pas pu suivre sa destination, mais le taxi s’est arrêté et il est monté, une fois à l’intérieur, il pointe un couteau sur le cou du chauffeur et lui ordonne d’obéir, spontanément trois complices encerclent le véhicule et chacun ouvrant les portières arrières, le dernier menace le chauffeur étant à l’extérieur pour donner la latitude à celui monté à l’avant d’opérer sur la fille assise au milieu, près de moi (bon on se perd un peu mais bon, vous avez compris 😅😅😅). Tout se passe très vite et mon sac est arraché entre mes mains, les deux autres passagères voulant résister se voient assénées de légers coups de couteaux pour lâcher leurs sacs. Un véhicule passant pas là voit la scène et s’arrête, nos aggresseurs prennent fuite, on passe à la phase des pleurs « Mes diplômes et documents personnels » lance une, mais trop tard, les gars se sont évaporés dans l’obscurité, heureusement j’avais mes frais de transport en main et j’ai pu arriver à la maison, juste bouleversée.

Une chance que ces gars ne connaissent pas conduire, sinon ils débarquaient peut-être tout le monde et partaient avec le taxi. 🤔🤔🤔

Voilà donc le pays dans lequel nous vivons désormais, une insécurité de haut niveau, quand on se souvient qu’il y a juste quelques jours, une opération très musclée a été menée à Douala par la police, où un gang dépouillait des individus en plein jour, les gars ne se cachent même plus. Voilà donc l’héritage que nous allons laisser, un « no man’s land », guerres, massacres, barbarie, aggressions…🚶🏿🚶🏿🚶🏿😭😭😭😪😪😪

 

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